Actualité juridique

Le projet de loi Grenelle de l'environnement va limiter la pollution lumineuse la nuit

Le 18/09/2008 par La Rédaction de Net-iris, dans Public / Environnement.

Vos réactions...


L'éclairage nocturne des rues, des bureaux, des enseignes publicitaires, des vitrines, des bâtiments et monuments constituent aujourd'hui un problème tant sur la santé que sur l'environnement, que le ministère de l'Ecologie entend résoudre. En effet, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet va intégrer dans le projet de loi Grenelle de l'environnement, qui sera présenté au Parlement dès le mois d'octobre, une disposition visant à reconnaître la pollution lumineuse dans les villes, mais surtout à la réduire au moyen de normes, peut-on lire dans un communiqué.
Outre le fait que le développement et la multiplication de l'éclairage nocturne engendre une surconsommation de kw/h, et donc participe au gaspillage de l'énergie, elle provoque surtout des nuisances parfois graves.
Certaines études scientifiques auraient permis de démontrer que la pollution lumineuse est néfaste pour la faune et la flore (la végétation éclairée en permanence se dégénèrerait de façon précoce, les oiseaux migrateurs seraient gênés, les populations d'insectes nocturnes et pollinisateurs seraient moins nombreuses). Pire encore, l'exposition de l'homme à la lumière artificielle nocturne, participerait à l'augmentation des cancers puisque sous l'effet de la lumière artificielle, la production de mélatonine, dont les bienfaits sont multiples (anti-vieillissement, freine le développement des tumeurs, stabilise la tension) serait en diminution.
Bref, le projet de loi devrait s'attaquer en priorité à l'éclairage urbain superflu ou inadapté (ex : éclairage mal orienté), mais aussi à imposer des normes (comme la certification haute qualité environnementale), voire à soutenir des initiatives consistant à l'allumage d'un lampadaire électrique public sur deux à certaines heures de la nuit. Notons que des technologies existent déjà par exemple, pour adapter l'intensité lumineuse des lampes aux changements de l'intensité lumineuse du soleil.
Sans parler de mesures obligatoires et contraignantes, le projet de loi vise dans un premier temps à faire prendre conscience de la nécessité de réduire la pollution lumineuse, mais aussi pour les principaux concernés, des économies qui peuvent être réalisées. A titre indicatif, l'Ademe estime que l'éclairage public en France représente 4% des émissions totales de gaz à effet de serre.
Le projet de loi pourrait également inciter les entreprises, commerces, chaînes de distribution, etc. à prévoir des temps de non-éclairage (par exemple pour les lieux non travaillés la nuit, entre 2heures et 5 heures du matin), mais pour l'heure, aucune mesure concrète n'a été évoquée par le Ministère de l'Ecologie sur ce sujet.

© 2008 Net-iris

Commentaires et réactions :