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Les médecins généralistes sont désormais au coeur du dispositif de prise en charge des patients atteints par la grippe A/H1N1

Le 23/07/2009 par La Rédaction de Net-iris, dans Santé / Droit Médical.

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Les médecins généralistes sont désormais les personnes habilitées à examiner et à traiter les patients présentant les symptômes de la grippe. Jusqu'à présent, les traitements et les masques chirurgicaux pour les patients étaient dispensés à l'hôpital. A compter du 23 juillet, pour le patient, le réflexe doit "être d'appeler son médecin traitant lorsqu'il présente les symptômes de la grippe et non plus systématiquement le centre 15, ce dernier étant réservé aux urgences médicales", a expliqué Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, lors d'un point presse.

La stratégie française mise en place depuis début juin, date du déclenchement de la phase 6 de pandémie par l'OMS, avait pour objectif d'assurer le diagnostic virologique, la surveillance de l'évolution clinique et une thérapeutique antivirale systématique ainsi que l'isolement du patient. Si la France demeure moins touchée que les autres pays, grâce notamment à la réactivité des pouvoirs publics, on dénombre à ce jour près de 800 cas de personnes ayant contracté la grippe A/H1N1, et son taux de transmission, malgré la période estivale non propice à sa prolifération, ne cesse d'augmenter. A ce stade, six personnes, dont l'état de santé s'est amélioré depuis, ont présenté une forme grave. Aucun décès n'a été recensé.

Aussi, le ministère de la santé a décidé que les médecins traitants seraient désormais les plus à même à examiner et à traiter les patients atteint de la grippe A.

A noter qu'à partir du 23 juillet, les pharmacies d'officine délivreront, sur prescription médicale : les masques anti projections (dits masques chirurgicaux) gratuitement. Et, quand ceux-ci sont nécessaires, les antiviraux seront remboursés par l'assurance maladie.

Un espace dédié aux professionnels de santé a été créé sur le site Internet du ministère de la Santé afin d'informer les praticiens de l'évolution des recommandations de prise en charge des patients.

Rappel à propos des consignes à respecter

Le public est invité à suivre certaines recommandations, et à respecter, dans son cadre quotidien comme sur son lieu de vacances, des mesures d'hygiène ainsi que des consignes de protection individuelles visant à limiter le risque de transmission du virus :

  • se laver régulièrement (plusieurs fois par jour) les mains avec du savon ou les désinfecter avec une solution hydroalcoolique (en vente en pharmacies et grandes surfaces)
  • éviter tout contact avec une personne malade et, si on est malade, limiter les contacts avec les personnes de son entourage, en particulier avec les personnes âgées, fragiles ou les nourrissons
  • se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir à usage unique (qu'il faut jeter dans une poubelle) ou avec la manche lorsque l'on tousse ou éternue.

En cas de vacances à l'étranger, en complément des mesures précisées ci-dessus, il faut :

  • se conformer aux recommandations émises par les autorités sanitaires locales
  • prendre contact avec l'ambassade et le consulat en cas de nécessité.

Quelles sont les évolutions du plan français de pandémie envisagées ?

Pour l'heure, la France a déclenché la phase 5 A de son plan. Le déclenchement de la phase 5B ou 6, c'est-à-dire les plus critiques, ne devrait pas intervenir avant septembre, où un bilan complet de la situation sera réalisé par l'équipe gouvernementale, "sauf si la dynamique de la circulation du virus oblige le gouvernement à avancer le processus de décision".

S'agissant des antiviraux, les experts estiment à ce jour que leur prescription ne doit pas être systématique : "il importe de réserver la prescription de ce médicament aux cas qui le nécessitent (NDLR : c'est à dire s'il y a des complications), afin de ne pas courir le risque de voir émerger des résistances", et aussi de ne pas les délivrer, par mesure de précaution, à la demande des patients.

Les préfets de chaque département doivent à ce jour déterminer les modalités de mise à disposition des médecins et des pharmaciens des masques anti-projections (ou masque chirurgicaux), actuellement en cours d'acheminement vers les plates-formes départementales de stockage.

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