Actualité juridique

Alerte des organismes publics sur la recrudescence de la technique du phishing et des cyber-arnaques

Le 06/10/2009 par La Rédaction de Net-iris, dans Technologies / Sécurité & Protection.

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Après les services de la DGCCRF et ceux des Allocations familiales, c'est maintenant au tour de la Direction générale des finances publiques d'être la cible indirecte d'attaques au phishing (c'est-à-dire l'usurpation d'identité sur internet). Aussi, elle informe de la circulation de courriers électroniques frauduleux adressés à certains contribuables par un expéditeur utilisant la signature de l'administration fiscale et l'entête du ministère du Budget.

La pratique du phishing consiste en l'obtention des identifiants d'une personne, en se faisant passer auprès des victimes pour un individu, une entreprise ou une autorité publique ayant un besoin légitime de solliciter l'information demandée. La victime ayant révélé ses identifiants personnels, le fraudeur peut accéder au compte (bancaire, d'achat en ligne, de courrier ou autres) de cette dernière et l'utiliser à des fins malveillantes, comme l'envoi de spam, le vol d'argent ou tout autre délit. L'usurpation d'identité vient alors aider à la constitution d'une infraction.

"Ces courriers, accompagnés d'un formulaire, invitent les contribuables à communiquer des informations personnelles (nom, adresse, date de naissance, numéro de téléphone) ainsi qu'un numéro de carte bancaire en vue d'obtenir un remboursement d'impôt", prévient le ministère avant d'ajouter qu'il s'agit d'e-mail frauduleux.

"La direction générale des finances publiques, totalement étrangère à cet envoi, rappelle qu'en aucun cas elle ne fait des envois de ce type aux contribuables pour leur demander des informations. Par ailleurs, le numéro de carte bancaire n'est jamais exigé pour le paiement d'un impôt ou le remboursement d'un crédit d'impôt", ajoute t-elle.

Les usagers victimes de cette cyber-arnaque peuvent transmettre aux services du ministère du Budget ces courriels, afin d'appuyer l'action judiciaire que la DGFiP entend engager. Ensuite, ils sont invités à supprimer ce message de leur boîte aux lettres électronique, peut-on lire dans un communiqué du ministère.

Selon une étude du Credoc, plus de 210.000 personnes se feraient voler chaque année leur identité. Les usurpations d'identité seraient le plus souvent commises afin de tromper les banques et se faire virer de l'argent, obtenir des aides sociales, voire même aussi un permis de conduire ou la nationalité française.
Ce phénomène particulièrement inquiétant peut avoir de graves répercutions, puisque sur les 300 victimes interrogées par le Credoc, 10% d'entre elles ont fait une dépression, 13% ont dû agir en justice et 20% se déclarent "traumatisées" par cette expérience, rapporte LeFigaro.

© 2009 Net-iris

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