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Méthode de calcul du volume de bois incorporé dans certaines constructions

Le 29/09/2010 par La Rédaction de Net-iris, dans Civil / Immobilier.

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Introduction

Le secteur du bâtiment consomme plus de 40% de l'énergie finale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre. Aussi dans le cadre du Grenelle de l'environnement, il a été décidé de renforcer la réglementation thermique applicable aux constructions neuves, mais aussi de susciter une évolution technologique et industrielle significative dans le domaine de la conception et de l'isolation des bâtiments et pour chacune des filières énergétiques.
Les nouvelles normes sont adaptées à l'utilisation du bois comme matériau, en veillant à ce que soit privilégiée l'utilisation de bois certifié et, d'une façon plus générale, des biomatériaux sans conséquence négative pour la santé des habitants et des corps de métier.

Les constructions de bâtiments neufs, à l'exclusion de ceux pour lesquels le maître d'ouvrage justifie de l'incompatibilité de l'utilisation du bois avec le respect des exigences réglementaires de sécurité ou de santé ou avec une fonction du bâtiment, doivent satisfaire aux exigences posées par le décret (n°2010-273) du 15 mars 2010 visant à imposer l'utilisation d'une quantité minimum de bois, conformément à la loi (n°2009-967) du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.

Désormais, la quantité de bois incorporée dans une construction est mesurée par le volume de bois mis en oeuvre rapporté à la surface hors oeuvre nette (SHON) de cette construction. S'il s'agit d'un bâtiment à usage dominant de garage ou de parking ou d'un bâtiment agricole, la surface hors oeuvre nette est remplacée par la surface hors oeuvre brute (SHOB).

Selon un arrêté du 13 septembre 2010, "le calcul du volume de bois prend en compte tout produit de construction et tout mobilier fixe incorporés dans une opération de bâtiment à la date de son achèvement", sous entendu, y compris les placards aménagés en bois, les cuisines et salles de bain aménagées en bois, les escaliers en bois, les gardes-corps en bois, etc.

Modalités de calcul du volume de bois incorporé

Le calcul du volume de bois incorporé dans une construction est alors effectué :

  • soit au moyen d'une méthode forfaitaire
  • soit à partir des caractéristiques volumétriques réelles des produits de construction et des mobiliers fixes contenant du bois.

Selon la méthode forfaitaire

Le calcul du volume de bois incorporé dans une construction peut être effectué au moyen d'une méthode forfaitaire. Dans ce cas, le calcul est égal à la somme des valeurs suivantes :

  • pour les types d'ouvrages ou de produits dont la composition en masse de bois est supérieure ou égale à 80% :
    - soit le produit du ratio (ex : 50dm3/m2 pour un plancher porteur) multiplié par la valeur de la caractéristique dimensionnelle correspondante du bâtiment (surface nette) au sens de l'annexe 1 de l'arrêté ;
    - soit la caractéristique volumétrique réelle telle que définie d'après la seconde méthode.
  • pour les types d'ouvrages ou de produits dont la composition en masse de bois est inférieure à 80% :
    - application de la caractéristique volumétrique réelle.

Selon la méthode à partir des caractéristiques volumétriques réelles

Le calcul du volume de bois incorporé dans une construction peut être effectué à partir des caractéristiques volumétriques réelles des produits de construction et des mobiliers fixes contenant du bois.

Lorsque la composition en masse de bois du produit est inférieure à 80%, la caractéristique volumétrique réelle du produit correspond à son volume auquel est affecté un coefficient réducteur égal à :

  • Coefficient réducteur = (masse de bois en kg/m3 de produit) / 500 kg/m3

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