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Le prix écologique des produits va progressivement faire son apparition

Le 05/04/2011 par La Rédaction de Net-iris, dans Civil / Consommation.

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Alors que les ressources naturelles vont progressivement se raréfier (eaux, poissons, produits pétroliers, etc.), la ministre de l'Ecologie, Nathalie Koscuisko Morizet soutient le principe de l'instauration d'un prix écologique, qui devrait selon elle inciter le consommateur à acheter des produits ayant le plus faible impact sur l'environnement.
D'ailleurs, dès le 1er juillet prochain, une expérimentation sur l'affichage environnemental sera lancée,pour informer le consommateur de l'impact environnemental des produits (empreinte carbone).

Dans son rapport sur le développement de nouveaux outils pour le financement de la croissance verte, remis à la ministre de l'Ecologie le 4 avril 2011, le Conseil Economique pour le Développement durable (CEDD) recommande de soutenir l'élan dégagé par le Grenelle de l'environnement, en proposant que le prix écologique soit également intégré dans le calcul de la rentabilité des investissements, ce qui devrait permettre aux entreprises de mieux comparer les offres de leurs prestataires ou sous-traitants.

La ministre explique que "l'impact du Grenelle de l'Environnement ne peut pas s'analyser avec les seuls outils économiques traditionnels. Les mesures du Grenelle ne génèrent pas uniquement des retours de nature financière, mesurables en points de PIB. Il s'agit d'une condition indispensable, d'une part pour évaluer l'impact économique du Grenelle, et d'autre part pour que l'écologie s'impose comme un des facteurs clé de la compétitivité économique".

Elle poursuit en précisant qu'en "incitant les investissements sur les technologies propres, les énergies renouvelables, les transports durables, ou encore le logement moins consommateur d'énergie, le Grenelle de l'Environnement a donné un élan à la France, pour se positionner sur les secteurs qui assureront sa compétitivité sur le long terme" ; élan qu'il faut désormais entretenir.

Les 25 économistes qui composent le CEDD recommandent de combiner les investissements publics et privés dans le domaine de l'environnement. Si l'effort budgétaire engagé par l'Etat est important, les investissements privés devaient être plus nombreux. Pour les inciter, il faut notamment inventer des dispositifs financiers de partage des risques permettant de mieux combiner financements privés et publics, et diriger l'épargne sur des produit de long terme.
Ils suggèrent aussi de développer l'investissement socialement responsable (ISR), afin de moraliser les pratiques financières.
"A l'instar de l'affichage environnemental qui donne au consommateur le pouvoir de choisir des produits écologiques, l'ISR permet en effet aux actionnaires de devenir des investisseurs responsables du développement durable", expliquent-ils.

Le CEDD va désormais élaborer un "cahier des charges permettant de mener des évaluations macroéconomiques intégrant les enjeux environnementaux et les perspectives de raréfaction des ressources", mais aussi travailler à l'analyse des "mécanismes de partage et d'affectation des risques pour la mobilisation de financements privés au service de la croissance verte".

© 2011 Net-iris

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