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Impacts environnementaux de l'usage d'internet

Le 12/07/2011 par La Rédaction de Net-iris, dans Technologies / Droit de l'internet.

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L'e-mail, les requêtes en base de données sur internet et l'utilisation des clés USB émettent énormément de CO2.

L'énergie nécessaire au fonctionnement et au refroidissement des fermes de serveurs ainsi que le recours aux technologies de l'information et de la communication (e-mail, clés USB, disques durs, etc.) participent activement au réchauffement climatique. Selon un rapport intitulé "Impacts of Information and Communication Technologies on EnergyEfficiency", réalisé par BIOIS (spécialiste des études et du conseil dans le domaine de l'information environnement et santé sur les produits) pour la Commission européenne en 2008, les Technologies de l'Information et de la Communication (ou TIC) contribuaient en 2005 à hauteur de 2% aux émissions européennes de gaz à effet de serre.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) a souhaité évaluer les impacts environnementaux des TIC et lancer pour cela une étude. Il ressort de son Guide pratique quelques conseils pour que chacun limite l'impact de l'usage des TIC et de l'internet sur l'environnement :

  • faire durer autant que possible la durée de vie des équipements,
  • éviter d'imprimer systématiquement chaque document, quelle que soit sa nature,
  • optimiser ses recherches sur Internet,
  • rationaliser le nombre de destinataires des courriels,
  • nettoyer régulièrement sa messagerie électronique,
  • à l'achat, choisir de préférence un ordinateur certifié par l'écolabel européen ou Energy Star,
  • être attentif à la fin de vie de son ordinateur, considéré comme un déchet électronique,
  • éviter de distribuer systématiquement des clés USB de type publicitaire.

Des résultats obtenus, l'ADEME recommande :

  • s'agissant de l'usage du courrier électronique :
    - de réduire de 10% l'envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d'une entreprise de 100 personnes permet un gain d'environ 1 tonne équivalent CO2 sur l'année (soit environ 1 aller-retour Paris/New-York).
    - de diminuer de 10% le taux d'impression des courriels reçus par les employés d'une entreprise de 100 personnes permet d'économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an (soit l'équivalent d'environ 5 allers-retours New-York/Paris).
    - de limiter l'impact du stockage des courriels et des pièces jointes associées sur un serveur : plus le courriel est conservé longtemps sur un serveur, plus il a un impact négatif sur le potentiel de changement climatique. Son rôle dans l'épuisement du potentiel des ressources fossiles est également accru.
    - de diminuer de 10% la proportion d'envoi de courriels de 10 Mo au sein d'une entreprise de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an (équivalent à 8 allers-retours New-York/Paris).

  • concernant les requêtes Web :
    - de réduire le nombre de pages consultées en utilisant des mots clés précis lors d'une recherche via un moteur de recherche (gain de 5 kg équivalent CO2 par an)
    - de saisir directement l'adresse dans la barre de navigation lorsque que l'on connaît un site Internet (gain similaire au précédent équivalent à 40 km parcourus en voiture)
    - en passant de 4 ans à 7 ans la durée d'utilisation des ordinateurs (les impacts environnementaux d'une requête Web classique sont réduits d'environ 20 à 35%).

  • quant à l'usage des clés USB :
    - mieux vaut lire une page que l'enregistrer sur clé USB
    - régler son imprimante par défaut en mode noir et blanc, recto/verso, 2 pages par face (cela permet de diviser par 3 les émissions de gaz à effet de serre).

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