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Préparatifs à la conférence sur le climat du 28 novembre 2011 à Durban

Le 24/11/2011 par La Rédaction de Net-iris, dans Public / Environnement.

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La France plaidera pour le renforcement de la lutte contre le changement climatique et l'application des décisions déjà prises l'an dernier à Cancun.

En un siècle, la température moyenne s'est accrue de près de 1°C à la surface du globe terrestre, ce qui a déclenché une multitude d'évènements climatiques de plus en plus dévastateurs et ce sur l'ensemble de la planète (inondations, cyclones, sécheresse, vague de canicule, etc.). Les perspectives du réchauffement climatique par rapport à l'ère préindustrielle représentent une hausse supérieure à 2°C avec les conséquences que l'on connaît : hausse du niveau de la mer, fonte des glaciers, hausse des températures, augmentation du nombre et de la violence des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, pluies, chaleur, neige, ouragan, cyclones, tornades).

"La vague de sécheresse qui touche actuellement la corne de l'Afrique, les cyclones ou pluies torrentielles qui affectent de plus en plus les tropiques ou, les inondations qui ont frappé le sud-est de la France au début du mois de novembre sont là pour nous rappeler notre vulnérabilité face aux phénomènes météorologiques extrêmes", souligne le dernier pré-rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le rapport final sur la gestion des risques d'événements extrêmes et des catastrophes pour progresser dans l'adaptation climatique, sera publié en février 2012.

La France qui a déjà adopté le 20 juillet 2011, un plan national d'adaptation au changement climatique couvrant tous les secteurs (transports, urbanisme, eau, santé, industrie, tourisme, etc.), compte mobiliser ses partenaires internationaux face à la question du changement climatique.

Dans la perspective de la tenue prochaine de la 17ème conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, qui débutera le 28 novembre à Durban, la Ministre de l'écologie, a indiqué que la France allait "en étroite collaboration avec ses partenaires européens, agir pour la pleine mise en oeuvre des décisions prises à Cancun et pour le renforcement de la réponse internationale au changement climatique".

"Le protocole de Kyoto est l'ébauche d'une réponse internationale coordonnée. C'est aussi le seul acte comportant des engagements juridiquement contraignants. La France milite au sein de l'Union européenne pour que tous les Etats membres soutiennent une nouvelle période d'engagement après 2012", indique Nathalie Kosciusko-Morizet lors du dernier Conseil des ministres.

Toutefois, en dehors de l'UE, le consensus est loin d'être acquis, puisque seulement un sixième des Etats responsables des émissions mondiales souhaite s'engager au-delà de 2012.

La France va plaider "pour que soit lancée à Durban la préparation d'un nouvel accord plus large et plus ambitieux regroupant les engagements de tous les pays au plus tard pour la période postérieure à 2020". Les questions liées à la place de l'Afrique dans la lutte contre le changement climatique et l'aide aux pays en développement pour faire face aux défis du changement climatique seront aussi d'actualité.

© 2011 Net-iris

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