Actualité : article de veille

Organisation du sommet de RIO du 20 au 22 juin

Le 19/06/2012 par La Rédaction de Net-iris, dans Public / Environnement.

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Un état des lieux alarmant est dressé par le programme des Nations Unies pour l'environnement à la veille de la conférence mondiale pour la planète.

Introduction

La conférence Rio+20 est organisée du 20 au 22 juin 2012 par les Nations Unies à Rio de Janeiro au Brésil. Elle sera notamment l'occasion de célébrer la première conférence du sommet de la terre qui s'est tenue dans cette ville en 1992. Ce sommet avait permis l'adoption des premiers engagements internationaux en faveur du développement durable, et permis de mobiliser bon nombre d'acteurs dans le domaine de l'environnement, d'associations et de scientifiques.

Deux conventions avaient été adoptées à la suite de ce sommet, l'une sur la lutte contre le réchauffement climatique et l'autre sur la sauvegarde de la biodiversité, ainsi qu'un programme d'action regroupant 2.500 recommandations dans les domaines économique, social et environnemental, appelé l'Agenda 21.

Ensuite, avec le Protocole de Kyoto, les pays industrialisés (à l'exception des Etats-Unis et de la Chine) acceptaient, conformément à l'engagement pris à Rio, de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre entre 1990, année de référence, et 2012.

Depuis 1992, l'Europe et la France n'ont pas ménagé leurs efforts et ont avancé progressivement vers la notion d'économie d'énergie et des ressources naturelles, la réduction de la pollution de l'eau, des milieux et de l'air, la préservation de la faune et de la flore, la santé humaine. De nombreuses initiatives ont permis ces dernières années de faire évoluer les mentalités mais aussi les actions des uns et des autres, grâce notamment au Grenelle de l'environnement. Les actions les plus marquantes ont par exemple été :

  • la protection de la nature et des espèces (avec la création de nombreux parcs naturels et marins, une meilleure gestion de l'eau et la préservation de sa qualité, etc.) ;
  • la prise de conscience de la nécessité de réduire les pesticides et de valoriser les productions BIO ;
  • la création du tri sélectif, la réduction et valorisation des déchets ;
  • la réduction des émissions polluantes (avec les quotas de CO2, le malus-bonus automobile, la prime à la casse des anciennes chaudières, le crédit d'impôt développement durable, etc.) ;
  • la réduction de la consommation des énergies (normes environnementales, classement des appareils électriques et ménagers, éco-conception des produits, norme Bâtiment basse consommation, etc.) ;
  • le développement des énergies vertes (éolienne, panneaux solaires, etc.) ;
  • la création du principe du pollueur-payeur et le renforcement des normes (concernant notamment les navires transportant le pétrole) ;
  • le développement du transport collectif et écologique ;
  • etc.

Evolutions marquantes en France dans le domaine de l'environnement depuis 20 ans

Etat des lieux des engagements tenus

Préparant ce nouveau sommet, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a rendu un rapport intitulé "Geo-5", dans lequel il dresse un état des lieux alarmant :

  • seuls 4 objectifs ont enregistré "des progrès significatifs". Il s'agit de :
    - la disparition des molécules portant atteinte à la couche d'ozone (les CFC notamment),
    - l'élimination du plomb dans les carburants,
    - l'amélioration de l'accès des populations à une eau potable (bien qu'une importante marge de progression subsiste)
    - la promotion de la recherche en matière de lutte contre la pollution marine ;
  • 40 objectifs ont enregistré des progrès (le rythme de la déforestation a régressé, les zones protégées se sont étendues, etc.) ;
  • 24 objectifs n'ont pas connu de progrès ou très peu (les émissions de gaz à effet de serre devraient doubler d'ici 2050 et les ressources halieutiques continuent de s'amoindrir) ;
  • 8 objectifs ont enregistré une dégradation (qualité des eaux souterraines, protection des récifs coralliens, etc.) ;
  • les 14 objectifs restants n'ont pu faire l'objet d'une évaluation, faute de données disponibles.

Au final, le PNUE estime que la dégradation de l'environnement démontre que les objectifs internationalement convenus n'ont été que partiellement atteints.

Ce qui pourrait ressortir de la conférence RIO+20

Confiants dans la volonté des chefs d'Etat du monde entier de faire évoluer la société vers d'avantage d'économie d'énergie et de ressources naturelles, la réduction de la pollution et des gaz à effet de serre, la protection de la nature et de la diversité, (etc.), de nombreux participants à la conférence de RIO+20 ans espèrent que de grandes décisions seront prises.

Selon le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, les questions clés à aborder lors de RIO+20 sont les suivantes : "la criminalité transnationale de l'environnement, les zones au-delà de la juridiction nationale, la fragmentation de la gouvernance environnementale actuelle, les liens entre droits de l'homme et de droit de l'environnement et l'amélioration de la participation du public et l'accès à la Justice".

Parmi les points en discussion, devraient notamment figurer :

  • l'évolution des modèles actuels de consommation et de production ;
  • renforcer l'efficacité des accords multilatéraux sur l'environnement ;
  • l'évolution du cadre institutionnel pour le développement durable ;
  • le développement de l'économie verte dans le contexte de l'éradication de la pauvreté et le développement durable, avec la création d'un fonds de près de 30 milliards d'euros.

Mais dans le contexte de crise économique mondial que l'on connaît, toutes les bonnes volontés et ambitions des uns et des autres pourraient être, une fois de plus, remises à plus tard.

© 2012 Net-iris

Pour approfondir ce sujet :

 Information de veille juridique


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