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Protection de la population en cas d'attentat terroriste

Le 11/06/2013 par La Rédaction de Net-iris, dans Santé / Droit Médical.

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L'Etat autorise la distribution à la population, sous la responsabilité du Préfet, de gélules de bleu de Prusse permettant de limiter les effets de la radioactivité.

Que l'on ne s'y trompe pas, la France est bien en vigilance rouge du plan Vigipirate, et la publication de l'arrêté du 4 juin 2013 relatif aux modalités de distribution de certains produits de santé pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle, n'est pas faite pour rassurer la population.

Conscient que les accidents nucléaires et les attentats terroristes utilisant des substances nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques constituent des menaces sanitaires graves et sérieuses pour la France, le ministère des Affaires sociales et de la Santé, a adopté un plan d'urgence.

Celui-ci prévoit que pour prévenir les effets graves pour la santé d'une contamination interne par certaines substances radioactives, l'hexacyanoferrate de fer ou bleu de Prusse, peut être distribué à des fins de traitement (protection de la thyroïde).
Actuellement, la distribution des comprimés d'iodure de potassium concerne uniquement les zones couvertes par un plan particulier d'intervention (proche des centrales nucléaires).

Bien que le Radiogardase®-Cs - contenant 500 mg d'hexacyanoferrate de fer par gélule, capable de protéger la santé de la population face à une menace sanitaire grave - ne bénéficie pas encore en France d'une autorisation de mise sur le marché, l'Etat a décidé d'organiser un plan de stockage.

En cas d'accident nucléaire, d'origine terroriste ou non, constituant une menace sanitaire grave nécessitant la délivrance ou la distribution de comprimés d'iodure de potassium dosé à 65 mg en urgence à la population, peuvent procéder à la délivrance du médicament, les médecins, hôpitaux et pharmaciens, et sous la responsabilité du Préfet de département :
- tout professionnel de santé ;
- à défaut, les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, les gendarmes, les agents de la police nationale, les agents de la sécurité civile (visés à l'article 721-2 du Code de la sécurité intérieure) ;
- à défaut, les personnels des services de l'Etat ou des collectivités territoriales.

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