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La France ne connaîtra pas un taux de croissance supérieur à 0,9% en 2014

Le 11/09/2013 par La Rédaction de Net-iris, dans Affaires / Finance.

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Le budget 2014 est dévoilé avec son lot de suppression d'avantages fiscaux, la nouvelle taxe climat énergie sur les carburants et l'imposition des plus-values.

Si la France ne connaîtra pas de récession en 2014, son taux de croissance ne devrait pas dépasser les 0,9%.

En effet, contrairement au programme de stabilité présenté par Bercy au printemps dernier, le taux de croissance de 1,2% semble avoir été largement surestimé, ce qui va obliger le ministère de l'économie a trouver de nouvelles sources d'économie et de nouvelles recettes. Les contribuables devraient ainsi mettre la main à la poche plus que prévu !

Le budget 2014 comprend au moins un effort de 18 milliards d'euros sur la seule année fiscale, dont 15 milliards d'euros d'économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses et 3 milliards de hausse des prélèvements obligatoires, a précisé Pierre Moscovici, dans son "point d'étapes de l'élaboration" du budget de l'Etat.

Par ailleurs, on apprend du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à l'issu du Conseil des ministres, que le diesel devrait être épargné de la taxe sur les carburants, une nouvelle taxe climat énergie instaurée par la loi de Finances pour 2014. Le ministre délégué au Développement Pascal Canfin a précisé que la conférence environnementale prévue les 20 et 21 septembre prochains devrait apporter les derniers arbitrages sur le sujet.

Lors de sa sortie du Conseil des ministres, le 11 septembre, le Premier ministre s'est exprimé à la presse pour dévoiler les principales réformes fiscales prévues par le projet de loi de Finances pour 2014. Le discours qui se veut rassurant, laisse penser que les hausses d'impôts directs sont abandonnées. Cela étant, quelques changements sont programmés pour janvier 2014. Ils devraient être les suivants :

  • hausse programmée des taux de la TVA ;
  • réindexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation pour les premières tranches de l'IR ;
  • une composante carbone va être introduite dans la taxe intérieure de consommation sur le Super sans plomb 95, 98, E10 et GPL ;
  • suppression de l'avantage accordé aux salariés bénéficiant d'une mutuelle d'entreprise, puisque l'avantage sera soumis aux cotisations sociales et à l'IR dans sa totalité (rappelons que la loi de sécurisation de l'emploi prévoit que tout salarié devra prochainement bénéficier d'une mutuelle d'entreprise obligatoire) ;
  • fin de l'avantage fiscal famille accordé en cas de scolarisation des enfants.

Notons que les PME devraient être avantagées par la réforme des impositions des entreprises en intégrant une assiette fondée sur l'excédent brut d'exploitation des entreprises plutôt que sur le chiffre d'affaires.

La réforme des plus-values immobilières devrait rendre la cession des résidences secondaire plus facile, ce qui devrait redonner de la fluidité au marché immobilier.

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