Actualité : article de veille

Le débat sur la dangerosité des antennes relais reprend

Le 19/02/2003 par La Rédaction de Net-iris, dans Santé / Droit Médical.

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La polémique sur les risques d'expositions aux champs électromagnétiques par les usagers de téléphones portables refait surface. A l'heure actuelle aucune étude scientifique n'a pu démontrer les risques pour la santé d'une exposition aux champs et ondes électromagnétiques des antennes relais des téléphones portables.
"Des études scientifiques ont été menées depuis plusieurs années afin d'évaluer les effets éventuels des fréquences radioélectriques sur la santé des personnes. Toutefois, aucune évaluation n'a, jusqu'à présent, permis de conclure que l'exposition à des champs de radiofréquences émis par les téléphones portables ou leurs stations de base a une influence néfaste sur la santé", a déclaré Philippe Marini, maire de la ville de Compiègne, selon LeParisien.

Les Français ont peur des antennes relais :
Aujourd'hui 41% des français se déclarent inquiets de la présence en ville et en campagne de nombreuses antennes-relais, 63% n'accepteraient pas que l'on pose une antenne à proximité de leur lieu de résidence et ils sont 75% à être sont favorables à ce que leur installation soit interdite près des écoles, selon un sondage CREDOC de février pour 60 Millions de Consommateurs.

Vers un abaissement des seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques ?
LeFigaro révélait ce matin que les villes de Lyon, Marseille et bientôt Paris avaient ou étaient en train de signer avec les trois opérateurs de téléphones mobiles, Bouygues Telecom, SFR et Orange, une charte de bonne conduite sur l'installation d'antennes relais.
Aux termes de la charte il est prévu de mettre en place "une concertation permanente entre les parties sur toute évolution des réseaux" et la réalisation "de mesures électromagnétiques".
Les associations Agir pour l'environnement et Priartem ont indiqué dans un communiqué qu'un accord de principe avait été trouvé afin de limiter l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les antennes relais. "Ces seuils seront compris entre 1,2 et 2,5 volts par mètre, y compris pour l'UMTS, troisième génération de téléphonie mobile", c'est à dire 20 à 40 fois inférieur aux normes légales, avaient-ils indiqué.
Cependant selon ZDNet, les opérateurs de téléphonie mobile déclarent qu'aucun accord définitif n'a été signé avec la mairie de Paris, concernant un abaissement des seuils actuels d'exposition aux ondes électromagnétiques. L'accord ne porte que "sur les principes à retenir pour la rédaction d'une charte relative à l'installation des antennes relais".
Cet accord "est en voie d'être traduit formellement dans une charte, qui devrait faire l'objet d'une signature entre la ville de Paris et les opérateurs dans les toutes prochaines semaines", ajoute l'Association des opérateurs mobiles.

Volonté de légiférer à Paris comme à Bruxelles :
En mars 2002, le gouvernement s'était prononcé pour le renforcement de la protection des utilisateurs de téléphone mobile utilisés en France, par une meilleure information du public notamment en matière d'exposition aux champs électromagnétiques (actualité du 5/03/02). A Bruxelles, la Commission européenne avait dès août 2001, manifesté son intérêt face aux problèmes liés à la sécurité des téléphones portables, en souhaitant mettre en place une nouvelle norme de sécurité relative aux champs électromagnétiques (actualité du 6/08/01).
Le débat n'ont donc pas prêt d'être clos...

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